Une mini imprimante à sublimation thermique permet d’obtenir des tirages de très haute qualité. Même si ces derniers sont scrutés à la loupe, il serait pratiquement impossible de repérer le moindre point de couleur ou de trame. Pour comprendre comment cela est possible, voici quelques explications.

Brève présentation de la technologie par sublimation thermique

Pour comprendre le mode de fonctionnement d’une imprimante Smartphone à sublimation thermique, il faut d’abord comprendre ce que signifie réellement cette nouvelle technologie. La sublimation est, par définition, le passage direct d’un corps à l’état solide à l’état gazeux. Dans les imprimantes à sublimation thermique, on n’utilise plus de cartouches et de l’encre. À la place, on utilise des papiers photo qui sont déjà dotés de cire pigmentée. Des microrésistances qui sont réparties de part et d’autre de la tête d’impression permettent de chauffer cette matière sous une température d’environ 200°C. Un procédé qui favorise le passage de la cire à l’état gazeux. La matière refroidit immédiatement dès qu’elle est en contact avec le papier photo et reprend aussitôt son état solide.

On peut alors dire qu’une imprimante de poche à sublimation thermique tire profit des propriétés transparentes de la cire. Pour recréer une palette de plus d’une dizaine de millions de couleurs, l’appareil superpose trois couches de cire de couleurs primaires (ou de densité variable) : le jaune, le magenta et le cyan. Le principe de fonctionnement de la sublimation thermique est assez simple : un point de couleur imprimé sur le papier photo équivaut à un point de couleur sur l’image numérique.

sublimation thermique

Fonctionnement d’une mini imprimante à sublimation, étape par étape

L’impression de photo sur une imprimante nomade à sublimation thermique se déroule généralement en quatre étapes bien distinctes. La première étape consiste à la décomposition de l’image en couleurs primaires. Le cliché qui est au format RVB et qui est stocké dans le Smartphone est transmis à l’imprimante par Bluetooth ou par wifi. Un processeur se charge alors de convertir l’image en mode CMJ (diminutif des trois couleurs primaires utilisées pour l’impression : cyan, magenta et jaune) Cela permet de décomposer les données reçues en trois différentes images, classées par couleur de base. Les informations sont ensuite transmises à la tête d’impression, les unes après les autres. La seconde étape consiste à la transmission des couleurs sur le ruban encreur qui est composé de plusieurs séquences de quatre zones. Les trois premières zones sont des zones de couleurs et la quatrième est celle du vernis protecteur. Les couleurs sont traitées en premier et le vernis vient en finition. La troisième étape consiste à la vaporisation de l’encre.

Des signaux électriques, d’intensité variable, sont transmis aux microrésistances qui se situent sur la tête d’impression. Ces derniers se chauffent alors à une température d’environ 200°C. Sous l’effet de la chaleur, certains points du ruban encreur sont aussi chauffés et la cire pigmentée passe à l’état vapeur de manière instantanée avant de reprendre son état solide une fois qu’elle est en contact avec le papier. La quatrième, et dernière étape, consiste à l’impression proprement dite. Le papier photo passe quatre fois sous la tête d’impression pour recevoir l’image. L’ensemble de ce procédé dure environ une minute.